Le Machu Picchu, l’un de ces lieux mythiques que l’on garde en tête : des ruines mystérieuses perchées dans les Andes péruviennes, vestige fascinant de l’empire Inca, construit au XVe siècle. En arrivant au Pérou en mai 2018, nous savions que ce serait un moment fort de notre voyage. Ce que nous ne savions pas encore, c’est à quel point y accéder allait être compliqué.
Entre treks épuisants, trains hors de prix et routes en lacets interminables, nous avons fini par trouver notre propre chemin vers la cité Inca. Voici comment.
Les treks vers le Machu Picchu: pas toujours l’aventure rêvée
Au départ, notre idée était simple : faire un trek de plusieurs jours pour atteindre le Machu Picchu à pied. Le Salkantay, le Lares, l’Inca Jungle ou encore le célèbre Inca Trail promettaient tous des paysages spectaculaires, des villages andins, et une arrivée par la Porte du Soleil.
Mais il y avait un hic… ou plusieurs.
- L’Inca Trail, très réglementé, était complet jusqu’à octobre, avec des prix entre 600 et 1000 € par personne.
- Le Salkantay Trek, plus économique (~180 €), semblait parfait. Mais la réalité de l’altitude nous a vite rattrapés.
Installés à Cusco (3 400 m), nous avons souffert du mal aigu des montagnes pendant près d’une semaine. L’idée de grimper jusqu’à 4 600 mètres, chargés de sacs, ne nous faisait plus rêver. Nous avons dû renoncer à l’option “aventure” et chercher un plan B.
Le train jusqu’au Machu Picchu: confort… mais à quel prix ?
La solution la plus simple — et la plus chère — reste le train. Il relie Cusco (en réalité Poroy) à Aguas Calientes, la ville située au pied du Machu Picchu. Depuis Aguas Calientes, on peut monter à pied (2h) ou en bus (24 $ A/R) jusqu’au site.
Mais en additionnant:
- le train (100 € A/R minimum)
- le bus jusqu’au site
- l’entrée au Machu Picchu (~40 €)
- l’hôtel
- un éventuel guide…
… on dépasse facilement les 200 € par personne pour une journée. Hors budget pour nous. C’est là que nous avons découvert une autre option: le trajet en bus via Hydroelectrica, beaucoup plus économique, et bien plus… mémorable.
Bus, taxi, marche: notre alternative low-cost
Pour réduire les frais, nous avons opté pour un circuit combiné organisé par l’agence Sakura Expeditions. Voici à quoi cela ressemblait :
- Bus Cusco → Santa Maria
- Minibus Santa Maria → Santa Teresa
- Taxi Santa Teresa → Hydroelectrica
- Marche (~2h30) le long des rails jusqu’à Aguas Calientes
Ce n’est pas la solution la plus confortable: les routes sont sinueuses, les véhicules parfois sommaires, et marcher sur les rails peut être fatiguant. Mais l’ensemble restait sûr, encadré, et surtout bien plus abordable.
Nous avons payé 130 € par personne, incluant: le billet d’entrée au Machu Picchu, un guide, 2 nuits d’hôtel (à Cusco et Aguas Calientes), le transport complet Cusco ↔ Hydroelectrica, le bus Aguas Calientes ↔ Machu Picchu, 2 petits-déjeuners.
Le Machu Picchu l’après-midi: bonne idée ou pas ?
Beaucoup de visiteurs se précipitent sur le créneau du matin (6h–12h) pour admirer le lever de soleil sur la cité Inca. C’est aussi l’horaire choisi par la quasi-totalité des groupes de trek (Salkantay, Inca Trail, etc.), qui arrivent tous en même temps à l’ouverture des portes. Résultat: à 6h, c’est la cohue.
Nous avons choisi le créneau de 12h à 17h, et c’était parfait.
- L’entrée est possible dès 11h30 (petit bonus non officiel)
- À 14h, le site était déjà bien plus calme
- Nous avons pu prendre des photos sans touristes autour
- Et savourer la visite à un rythme beaucoup plus tranquille
Le guide, fourni par l’agence Kosmos, nous a accompagnés pendant environ 2 heures, avec des explications claires et passionnantes. Ensuite, nous avons pu explorer librement, sortir pour aller aux toilettes (situées à l’extérieur du site) et revenir grâce à la règle des trois entrées maximum.
Et pour finir en beauté: le tampon Machu Picchu dans le passeport. Un petit détail, mais une vraie fierté de voyageur.













